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Les derniers Géants, de François Place

Posté le Vendredi, 29 janvier 2016

 

Les jeunes du club de lecture ont lu « Les derniers Géants » de François Place. Ils l’ont résumé et commenté comme ceci :

 

Lors d’une promenade sur les docks, Archibald, Londonien du 19è s., achète une énorme dent sculptée, l’étudie et y découvre une minuscule carte géographique. Lui et son expédition se lancent à la recherche du propriétaire de la dent.

 

S’en sortira-t-il vivant ? Trahira-t-il sa découverte ?

 

 

Certains événements du récit se succèdent trop vite et on a souvent perdu le fil de l’histoire; de plus, la fin n’a pas été celle qu’on attendait ou qu’on aurait espéré.

L’illustrateur a été très méticuleux dans ses dessins : des motifs en cachent d’autres et pour les voir tous, il faut observer les images attentivement.

 

 

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Les jeunes ont soulevé différents débats comme le pouvoir, parfois négatif, que peuvent avoir les livres, et le grand thème de la trahison qu’on retrouve dans le récit : où commence-t-elle, quelles sont ses limites ?

 

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Une activité de la bibliothèque à ne pas manquer !

Posté le Mardi, 12 janvier 2016

 

Samedi 23 janvier 2016 de 10h30 à 12h : initiation à la danse turque par Nil Görkem

Une matinée pour se plonger dans le monde des derviches… Échauffement corporel, apprentissage des techniques de base, travail sur le rythme et le mouvement, découverte de notions culturelles et symboliques de la culture Mevlevi.

 

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De 8 ans à 88 ans

Gratuit

Inscription préalable à la bibliothèque

Bibliojette Place Cardinal Mercier,10 – 1090 Jette Tel : 02/426.05.05
Mail : bibliojette@jette.irisbet.be

 

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Chanson des mal-aimants, de Sylvie Germain

Posté le Mercredi, 6 janvier 2016

Le club de lecture adulte l’a lu et vous le conseille !

Voilà ce que les membres nous en rapportent :

 

Roman au vocabulaire choisi, accompagné de recherches

historiques sans oublier une dimension spirituelle nous

démontre que malgré une enfance malheureuse il est

toujours possible de s’en sortir grâce à de belles rencontres.

Dépressifs s’abstenir…

 

Plus d’info? Ici un lien vers une vidéo de présentation du livre venant de l’émission « Un livre, un jour » .

 

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Les Sentiers des Astres : Dévoreur, de Stefan Platteau

Posté le Mardi, 29 décembre 2015

Parce qu’il a été influencé par une planète néfaste, un villageois va peu à peu se métamorphoser en un redoutable ogre, menaçant la vie de ses enfants et ceux de son plus proche voisin, le magicien Peyr Romo. Une course contre la montre commence alors entre le père et le monstre terré dans son château inexpugnable…

 

Avec seulement deux titres au compteur, Stefan Platteau est en train de devenir un écrivain de fantasy doué dont le style particulier se déploie avec une inventivité toujours renouvelée. Se situant dans l’univers installé dans le premier volet des Sentiers des Astres (Manesh disponible chez nous également…), Dévoreur empreinte un tout autre chemin, oscillant entre horreur pure – l’auteur n’hésite pas à verser dans le gore et une cruauté assumée – et une exploitation de la magie et de ses conséquences originales.

 

On retrouve le goût prononcé de l’auteur pour une esthétique sale qui achève d’enluminer ce récit amer d’une noirceur abyssale qui se clôture sur une parabole du capitalisme et une dernière scène aussi intimiste que terrifiante. L’ouvrage se dévore d’une traite et renoue avec les contes de fées dans toutes leur cruauté ambivalente.

 

Renvoyant aux images de lycanthropes et de tueurs en série, la thématique de l’ogre est triturée dans tous les sens, et les séquences d’épouvantes s’enchaînent sans aucun temps mort. Ce court roman déploie des fastes dignes d’une nuit sans lune et son atmosphère poissarde le classe parmi les chefs-d’œuvre de la Dark Fantasy.

 

(Edité par Les Moutons électriques en 2015)

 

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Les coups de coeur 2015 du club de lecture ados !

Posté le Mardi, 22 décembre 2015

Adnan, Anis, Ayoub, Caroline, Coralie, Maria, Soulayman, et Yousra vous conseillent quelques unes de leurs meilleures lectures de l’année. Voici ce qu’ils nous en disent…

 

Gregor, de Suzanne Collins

gregor

Bien que le titre ne soit pas très attirant, au fil du livre tu découvres un monde étrange et  différent. C’est une série en plusieurs tomes. A chaque livre, le héros doit remplir une mission.

J’ai trouvé le choix du vocabulaire très bon et l’auteure a bien réussi à maintenir le suspense. C’est d’ailleurs la même auteure qui a écrit la fameuse saga « Hunger Games » !

Caroline

Chroniques des temps obscurs : frère de loup, de Michelle Paver 

chroniques

Torak vit avec son père. Un jour, juste avant d’être tué par un ours qui les traquait, il lui dit d’aller à la Montagne du Destin pour tuer cet ours si particulier avec l’aide d’un accompagnateur… Peu après, Torak rencontre un loup et aussi inattendu que cela puisse être, c’est le loup qui jouera le rôle de guide.

Il y a beaucoup de suspense car Torak est sans cesse poursuivi par l’ours. Il est sur le qui-vive car il sait que la seule chose que veut l’ours, c’est de le voir mort. Des traces, des griffures… Torak doit tout observer pour se tenir éloigné du danger.

Coralie

 

La fabuleuse histoire de Jenny B, Jacqueline Wilson 

Fabuleuse

Jenny, 10 ans, a perdu son père. Sa mère, qui ne s’occupe pas bien d’elle, l’a envoyée dans un foyer. Seule et sans ami, Jenny fait énormément de bêtises pour se faire remarquer.

Ce roman est rempli d’humour grâce à toutes les bêtises que Jenny nous raconte, et en même temps l’émotion est aussi très présente car Jenny s’invente des histoires… En fait, elle rêve de partir rejoindre sa mère.

Coralie

(NB: le livre est en commande pour la bibliothèque)

 

La vie compliquée de Léa Olivier : perdue, Catherine Girart-Audet

vie

Ce livre parle d’une fille qui s’appelle Léa Olivier et qui change souvent d’école. Elle découvre le mal que peuvent faire les rumeurs et vit plein d’aventures. Elle rencontre l’amour aussi et ce qu’il y a d’excitant c’est la fin inattendue, le moment où on dévoile toutes les vérités sur les personnages.

Maria

Je veux être un cheval, de Agnès Desarthes

je veux

Il était un âne qui devait bien s’avouer qu’il n’était qu’un âne. Il n’accepte pourtant pas : il a toujours eu envie d’être un cheval. Il s’appelle Ben Bouboule et ses aventures sont très drôles.

Soulayman

Coupable idéal, de Jean Molla

coupable ideal 

Un livre rempli de suspense. A chaque fois qu’on croit trouver l’assassin, ce n’est pas lui.

Conseillé aux amateurs de polar !

Adnan

Le fils d’Astérix, de Uderzo et Goscinny 

fils

Un jour, Astérix se réveille, sort de chez lui et trouve un bébé. Un bébé ? Mais il lui faut une maman ! Qui pourrait l’adopter ?

Ce numéro d’Astérix et Obélix est un des plus marrants. On s’en lasse pas.

Ayoub

Max a la passion du foot, de Saint-Mars (scénario) et Bloch (illustrations)

max

J’ai beaucoup aimé ce livre car je suis aussi passionné de foot et parce qu’il montre que parfois nos rêves peuvent se réaliser.

Anis

La face cachée de Margo, de John Green

facecachee

Quentin est fou amoureux de Margo depuis sa tendre enfance mais c’est un amour secret.

Un jour Margo vient le voir et ensemble, ils vont la venger de ses anciens amis en réalisant des blagues très marrantes. La manière dont c’est raconté donne envie de les faire aussi !

Le lendemain, Margo disparaît !

J’ai trouvé ce livre mystérieux. On ne peut jamais prévoir ce qui va se passer.

C’est du même auteur que celui qui a écrit « Nos étoiles contraires ».

Yousra

 

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Le miniaturiste, de Jessie Burton

Posté le Mardi, 22 décembre 2015

 

Petronella Oortman a juste 18 ans, elle  vient de se marier et quitte son petit village pour rejoindre son mari, Johannes Brandt, à Amsterdam. C’est un homme bien plus âgé qu’elle et important dans le milieu marchand, il vit avec sa sœur et deux serviteurs. En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupée, représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste.

 

Cette histoire nous plonge dans le monde rempli de paradoxes qu’est l’Amsterdam du XVIIè siècle. On sent le goût de la prospérité de l’époque, la spirale de l’enrichissement des marchands qui clament pourtant une rigueur religieuse sans limite. Chacun est observé et surveille l’autre. Une apparence de liberté dans cette époque exceptionnellement bien décrite par Burton.

 

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22/11/63 , de Stephen King

Posté le Mercredi, 16 décembre 2015

Et si JF Kennedy n’avait pas été assassiné en 1963, le cours de l’histoire aurait-il changé ? La guerre du Vietnam aurait-elle eu lieu ? Martin Luther King aurait-il émergé et les terribles émeutes raciales de 1968 auraient-elles existé ? Partant de ce postulat, le romancier américain Stephen King nous emmène dans son roman « 22/11/63 », soit la date où JF Kennedy a été assassiné, dans une fabuleuse course contre la montre. Le héros du livre, Jake Epping, après avoir trouvé une faille spatio-temporelle au fond de la roulotte d’un vieil ami, se retrouve projeté dans le passé, le 9 septembre 1958, à 11h58 très exactement.

La quête de Jake sera de mettre tout en œuvre pour empêcher l’assassinat du président chéri des Américains. Quitte à faire des allées-venues dans le temps pour tenter à chaque échec de corriger ses erreurs car « quelque chose ne veut pas que le passé soit changé ». Jake Epping tombera amoureux d’une jeune femme qui l’aidera dans quête, mais loin de déforcer le récit, cette histoire d’amour lui ajoute une touche de tendresse qui rend les personnages attachants et nous fait partager le dilemme du personnage central : va-t-il rester dans le passé pour vivre son amour ou retournera-t-il en 2010 ? Et surtout va-t-il réussir à empêcher l’assassinat de JF Kennedy ? Avec quelles conséquences pour le monde tel qu’il se présente aujourd’hui ?

 

Pour arrimer son récit, Stephen King part du principe que Lee Oswald est bien l’homme qui a pressé sur la détente quand JF Kennedy s’est écroulé. L’objectif du héros sera donc, au fil des pages, de traquer Lee Oswald, de pénétrer son univers, de s’immiscer dans sa vie privée et d’épier ses relations des années avant que l’il ne commette l’irréparable. Stephen King nous livre sa propre version de l’assassinat, une version basée sur une étude minutieuse des archives. Toute plausible qu’elle soit, cela reste une version parmi d’autres, alors que cet assassinat soulève encore aujourd’hui de nombreuses questions. Il n’empêche, l’histoire que nous conte Stephen King reste fascinante en ce qu’il aborde l’un des événements les plus dramatiques de l’histoire américaine.

 

Le récit ne souffre aucun temps mort et nous replonge en même temps que le héros dans les années 50. Avec lui, on savoure la crème qui avait vraiment le goût de la crème, on est conquis par l’élégance racée et inimitable des voitures de l’époque et on assiste avec amusement à la préparation d’une soirée dansante au lycée, où l’audace suprême des étudiants était de boire en cachette une lampée d’alcool. Et le charme opère : un véritable maelstrom de couleurs, d’odeurs, d’images et de sons nous envahit lorsque Stephen King nous décrit, avec une nostalgie non dissimulée, ce que devait être la vie quotidienne aux Etats-Unis, il y a 60 ans. Et de nous faire regretter un peu, beaucoup, passionnément, ces « Golden fifties » pleines de promesses.

 

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Morwenna, de Jo Walton : le coup de coeur de deux bibliothécaires

Posté le Vendredi, 27 novembre 2015

Quand un livre vous arrive dans les mains, il faut parfois avoir la curiosité de l’ouvrir et de se laisser embarquer dans l’histoire. On peut très bien tomber sur une petite perle du genre sans même le vouloir. Peut-être Est-ce de la magie ?

Ce roman pourrait très bien s’inscrire dans le courant du réalisme magique tant il ne s’y passe, à proprement parlé, pas grand-chose mais l’ambiance nostalgique étrange, les personnages passés par le prisme de la narratrice et ses quelques péripéties entre réel et imaginaire en font un ouvrage qui détonne dans une fantasy sclérosée par ses clichés.

Cela commence d’abord par un cadre qui coupe les amarres avec le sempiternel médiéval fantastique. Nous sommes en Angleterre et plus précisément entre l’année 1979-1980. Le journal de la jeune Morwenna se déroule ainsi sur un an.

Ensuite l’unité de lieu. Nous ne quittons que rarement l’école pour jeunes filles, véritable purgatoire dans lequel elle est rejetée par une famille peu soucieuse de son bien-être. Quelques scènes se déroulent aux alentours (ou à l’hôpital) mais l’auteur se cantonne à un décor familier. Oubliez l’exotisme de pacotille, ici la fantasy nait du quotidien.

Enfin c’est une héroïne d’une quinzaine d’années peu banale qui nous est présentée, prise entre son deuil pour sa sœur jumelle (dans des circonstances très floues) et ses propres blessures – la mort de son jumeau a entraîné de graves lésions, réelles ou imaginaires, dans sa jambe. Elle se déplace avec une canne et ne cesse d’être taraudée par une douleur sourde.

Le traitement des éléments fantastiques et de la magie passe par les perceptions très particulières de la narratrice. C’est ainsi que les fées ôtent les oripeaux du stéréotype pour se métamorphoser en choses étranges, ni minérales, ni végétales, ni animales… La magie devient plus une question de croyance, un système de pensées renouant avec les antiques traditions païennes (ce qui n’a jamais cessé d’être au centre de la problématique de la fantasy). L’auteur maintient d’ailleurs l’ambiguïté sur son existence jusqu’au bout.

N’oublions pas la liste interminable des livres que lit notre héroïne et qui parsèment le texte de petites notes. Un vrai bonheur pour ceux qui s’intéressent à la fantasy et à la SF . Vous pouvez vous amuser à essayer de les retrouver dans toutes les bonnes bibliothèques (dont l’auteur ne cesse de vanter les mérites soit dit au passage – ce qui fait de cet ouvrage un livre d’autant plus fréquentable). Des livres qui servent de référence mais également de guide à notre espiègle narratrice… Des livres qui serviront enfin à un grand final qui réutilise astucieusement toutes les pistes disséminées dans les méandres de l’histoire.

Libertaire, ponctuée de saillies drolatiques, de drames et de magie, Morwenna vaut largement le déplacement, et ce dès l’adolescence.